
Longtemps méconnue, la nationalité polonaise par ascendance connaît aujourd’hui un regain d’intérêt considérable. À la croisée de l’histoire tourmentée de l’Europe centrale et du droit contemporain de la nationalité, elle constitue une opportunité juridique majeure pour des milliers de descendants de citoyens polonais établis à l’étranger.
Entre 1795 et 1918, la Pologne disparaît de la carte, partagée entre la Russie, la Prusse et l’Autriche-Hongrie. À cette période s’ajoutent les bouleversements du XXᵉ siècle : deux guerres mondiales, l’occupation nazie, puis le régime communiste. Ces événements ont provoqué une émigration massive de citoyens polonais, souvent sans renonciation formelle à leur nationalité, condition pourtant essentielle en droit polonais.
Or, le droit polonais repose sur un principe fondamental : la nationalité se transmet par le sang (ius sanguinis), et non par le sol. Contrairement à de nombreux systèmes juridiques occidentaux, la perte de la nationalité polonaise n’est jamais présumée.
Un cadre juridique favorable et toujours en vigueur :
La législation polonaise, notamment la loi du 20 janvier 1920, puis celle du 8 janvier 1951, et enfin la loi actuelle du 2 avril 2009 sur la citoyenneté polonaise, offre un cadre particulièrement favorable aux descendants.
En pratique, si un ascendant était citoyen polonais après 1920 et n’a pas valablement perdu sa nationalité, celle-ci peut se transmettre sans limitation de génération.
Il ne s’agit pas d’une naturalisation, mais d’une confirmation de nationalité (Potwierdzenie posiadania obywatelstwa polskiego), procédure administrative fondée sur la continuité du lien juridique avec l’État polonais.
Pourquoi agir aujourd’hui ?
L’intérêt est double :
Un passeport européen : la nationalité polonaise confère automatiquement la citoyenneté de l’Union européenne, avec liberté de circulation, d’établissement et d’activité dans les 27 États membres.
Une procédure objective : aucune exigence de résidence en Pologne, aucun test de langue ou de culture, aucune appréciation discrétionnaire – seuls comptent les faits historiques et juridiques.
Par ailleurs, les autorités polonaises ont professionnalisé et structuré l’examen des demandes, ce qui rend les dossiers solides particulièrement efficaces lorsqu’ils sont correctement constitués.
Un travail d’enquête juridique et archivistique :
Chaque dossier est une reconstruction historique : actes d’état civil, registres militaires, passeports anciens, documents consulaires, preuves d’absence de naturalisation étrangère ou de renonciation.
Ce travail exige une parfaite maîtrise du droit polonais, mais aussi une compréhension fine des systèmes juridiques étrangers et des contextes migratoires.
Une démarche patrimoniale et identitaire :
Au-delà de l’avantage juridique, la nationalité polonaise par ascendance est souvent vécue comme une réappropriation d’une histoire familiale interrompue. Elle permet de renouer avec une identité européenne plurielle, transmise mais parfois oubliée.
Pour conclure :
La nationalité polonaise par ascendance n’est ni un privilège ni une faveur : c’est un droit transmissible, solidement ancré dans l’histoire et le droit polonais.
Dans un contexte de mobilité internationale accrue et de recherche de sécurité juridique, elle représente aujourd’hui une opportunité stratégique, patrimoniale et européenne à ne pas négliger.
NB : Cet article est donné à titre indicatif, par conséquent chaque dossier/cas devra faire l’objet d’une étude circonstanciée, en ce sens les informations contenues dans cet article ne sauraient constituer une consultation juridique.

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